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При панихиде в Сент-Женевьев-дэ-Буа присутсвовал ковчег с мощами святых преподобномучениц Великой княгини Елизаветы и инокини Варвары., посетившие Париж после долгово паломничества по России.
«У истоков Русской Белой Эмиграции»

Последняя книга Николая Росса «У истоков Русской Белой Эмиграции» : Галлиполи, Лемнос, Бизерта. (1920-1921) (на французском языке)

Aux sources de l’émigration russe blanche :
Gallipoli, Lemnos, Bizerte (1920-1921)

Nicolas Ross

Le 22 novembre 1920, deux vapeurs russes, le Kherson et le Rion, commencent à débarquer les premiers contingents de l’armée du général Wrangel évacuée de Crimée, dans le port de la petite ville de Gallipoli, située à l’entrée la mer de Marmara. Cet épisode, à première vue insignifiant dans la perspective de la « grande histoire », fut, peut-être plus qu’aucun autre, l’événement fondateur des 90 années d’existence des Russes blancs en exil. Bien sûr, ils ne viennent pas tous de Crimée, ils ne séjournent pas tous à Gallipoli et ils sont loin d’avoir tous été des militaires. Mais quelque chose d’essentiel et de durable se cristallise au camp de Gallipoli.

Du 14 au 22 novembre 1920, environ 150 000 Russes blancs, dont 100 000 militaires, prennent place à bord de 126 navires, dont des bâtiments français stationnés en mer Noire sous le commandement de l'amiral Dumesnil. La France, fidèle à ses alliances d'avant-guerre, soutient la contre-révolution. Des camps de fortune sont dressés dans l'île grecque de Lemnos, à Bizerte en Tunisie et dans la péninsule de Gallipoli. Toutes les couches sociales sont là, avec leurs inégalités, leurs rivalités... et leurs points communs : l'extrême dénuement et l'espoir d'un retour prochain au pays.

Mais ce retour se fait attendre. À Lemnos, Bizerte ou Gallipoli, la vie s’organise dans des conditions très difficiles. Tout manque: nourriture, vêtements, logements, moyens de transport. Avec le soutien des alliés,  de diverses associations, la Croix-Rouge en particulier, ces villes deviennent de véritables colonies russes avec des civils et des militaires: des écoles se créent, et 3 000 enfants seront ainsi scolarisés; la vie religieuse reprend sous l’impulsion de plusieurs membres du clergé orthodoxe, qui, à l’image de l’archiprêtre Georges Spasski à Bizerte ont laissé leur puissante empreinte; des églises ont été construites avec des moyens rudimentaires, et les fêtes religieuses constituent des moments solennels qui associent souvent les populations autochtones. Après l’évacuation de Crimée et sous l’impulsion de chefs militaires de grande qualité, l’armée russe se réorganise dans le même but: délivrer le pays du pouvoir bolchevik. À Constantinople, le général Wrangel crée un conseil russe destiné à coordonner l’action politique avec, à la clé, le retour au pays.

À partir de 1921, et en raison de la pression internationale, les camps sont évacués et les hommes dispersés dans les Balkans (Serbie, Bulgarie, Roumanie, etc.), puis vers les pays occidentaux qui offraient de meilleures conditions de vie et de travail aux émigrés.

Les anciens combattants blancs, puis leurs descendants, vont  constituer le noyau de l’émigration russe dans tous les pays de sa diaspora et tout particulièrement en France. Ils vont pour une large part inspirer les valeurs qui lui permettront de survivre pendant plusieurs générations. Ainsi, cette émigration s’installe dans la durée et des organisations d’anciens militaires voient le jour: l’Union générale des combattants russes (ROVS), l’Union des anciens de Gallipoli, etc.

Il y a eu en France d’assez nombreux ouvrages consacrés à l’émigration russe, souvent de qualité. Quelques livres, assez rares, ont traité de la guerre civile russe en accordant aux blancs la place qu’ils y méritaient. Il n’existe cependant pas d’ouvrage qui se proposerait de raconter et d’expliciter en priorité l’épopée des blancs, fondatrice de la conscience collective de l’émigration blanche. Axe et pivot du livre de Nicolas Ross, l’évacuation exemplaire de Crimée, en novembre 1920, des 150 000 compagnons de lutte du général Wrangel apparaît moins à l’auteur comme l’aboutissement de l’achèvement d’une époque, que comme le sauvetage de dernière heure de ce qui constituait dans le passé et sera appelé à constituer dans l’avenir l’essence même de la Russie : sa culture ouverte et pluraliste et son patriotisme fondé sur d’authentiques valeurs spirituelles.

Le livre de Nicolas Ross a pour principal objectif de participer à la construction d’une image plus juste du passé de la Russie et de ceux de ses acteurs qui, au prix de leur vie ou de la perte tragique de leur pays, osèrent rester fidèles aux valeurs qui constituent la plus large part des fondements de l’histoire millénaire de leur patrie.  Fondé sur des sources mal connues en France et illustré de photos largement inédites, cet ouvrage présente d’une manière vivante et sûre le combat et l’exode fondateur de la Russie blanche.

Vous pouvez commander le livre de Nicolas Ross, au prix de 15€, directement aux Editions des Syrtes . www.editions-syrtes.fr

 
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